Lundi 10 mars 1 10 /03 /Mars 22:43
à partir du jeudi 13 mars à 13h

Comment un espace s'organise-t-il, se crée-t-il, collectivement et rythmiquement?
 Y a-t-il nécessité pour créer collectivement d'un chef d'orchestre, d'un metteur en scène?
Nous essaierons par des exercices pratiques d'aborder ces questions et d'en parler ensuite à partir de ce que cela nous aura fait traverser.

RDV dans le hall du bâtiment C
Par ufr zero
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Vendredi 7 mars 5 07 /03 /Mars 20:27
 

Je recommande aux snipers apprentis militants d'aller valider des cours de grammaire et d'orthographe, mais chez des enseignants de CM1. Lorsque deux verbes se suivent, le scond se met à l'infinitif. intéraissera ne s'écris pas comme tu l'as fait.
"ca" est indéfini il faut pas le confondre avec la deuxième personne de singulier. Quant  aux accents il y en a beaucoup, c'est une particularité de la langue française qu'il faut apprendre à gérer avant 18 ans, sinon, trop tard... faudrait peut-être contacter l'uec pour prendre des cours en EC libre.

oh! où sont  les belles tournures de phrases incisives du feu Marchais? la réponse est sûrement chez ses faux héritiers qui balancent des idées pour que ces dernières meurent à leur place.petit détail je ne suis pas français.

Par ufr zero
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Jeudi 28 février 4 28 /02 /Fév 22:19
_.:;*... UFR Ø ...°;:._
 
Programme du second semestre 2008
 
__............;:://§§='''ù'''=§§::;............__
 
 
    LUNDI               Réunion UFR Ø   (15h)
 
                               S'entendre, entendre   (18h)
                               Deuxième séance
 
 
   MARDI             Le déplacement, le transport   (15h)
                               A partir du 6 mars 2008
 
L'errance
   (18h)
                               Deuxième séance
 
 
MERCREDI         Les Forums de Paris 8   (12h, Amphi X)
                          avec Philip Golub et Christopher Newfield
 
  …suivis d’un Débat   (15h)
 
                              Médias, publicité, propagande   (18h)
                                                           + Comité de rédaction du journal
 
 
    JEUDI              Atelier d'écriture   (10h)  
                                                           
                                   Réunion théâtre 0 (13h RDV devant la salle A031)
                                   Quatrième réunion


                                                           L’ascèse   (15h)
                                                           Deuxième séance
 
                             Métissages musicaux   (18h)
                                                          
 
VENDREDI         Contre-stage   (15h)
                                                           Deuxième séance
 
 
RDV sur la passerelle (en haut des escalators)
à chaque début de séance
 
 
Projets en cours de préparation
pour les prochaines semaines
:
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ce programme a été élaboré par des personnes qui ont proposé ces projets.
Les projets de l'UFR Ø naissent des propositions de toutes celles et ceux qui veulent les vivre.
Les projets de l'UFR Ø sont transdisciplinaires et n'appartiennent donc à aucune discipline.
Ils sont ouverts à toutes les disciplines et à tous les indisciplinés.
Chaque projet doit être développé collectivement, par les personnes qui y participent.
L'expérimentation et la réflexivité permanentes sont fondamentales.
 
 
 
Si vous voulez vivre des projets à l'UFR Zérø,
 
Proposez-en
(définir un thème transversal associé à une démarche de travail)
et/ou
Choisissez-en
(dans la liste réactualisée de toutes les propositions de projets)
et
Réalisez-les avec les autres.
 
 
........................
ufr.zero@hotmail.fr
........................
 
 

 
 
Par ufr zero - Publié dans : Programme
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Jeudi 28 février 4 28 /02 /Fév 01:22

Le projet de l’UFR0 est à peine dans l’œufs et voilà que certains se lancent dans un débat comme si le projet était une structure.

Au lieu penser à le réfléchir en tant que processus, au lieu de lancer des thèmes et de contribuer à la création de projets de thème, se lancent par usage peut être dans des questions de forme toute en se plaçant à côté de ce qui se fait devant eux. La question de créer une association et posée, la question de la validation également, ce n’ai pas pour autant une raison de la fuir en prenant les bords.

Devons-nous nous arrêter, de côté à polémiquer sans rien faire. Dans la fac il y a 23000 étudiants et je pense qu’il faut tenir compte des aspirations des étudiants qui ne partagent pas nos convictions politiques. L’UFR 0 se transformera  alors en un club politique qui finira inévitablement, par céder à la logique gouvernée par la dichotomie, «nous, les autres» ; «Etudiants, profs» ; «gauche, droite» «bloqueur, anti-bloqueur». Les détracteurs du projet nicheront sans nul doute dans ses fissures.

Je crois qu’on invente rien. Depuis des années on ne fait que reproduire ce n’est pas là le problème, c’est comment adapter nos reproduction à la réalité et non pas à la représentation que nous avons de cette réalité.

            Pour la structure associative personnellement je n’ai pas d’idée. Quant à la validation je crois que cela et discutable. Je ne suis pas contre l’idée d’autant plus qu’il y’a plusieurs formes possibles pour la concrétiser d’une façon qui ferai consensus. Je soutiendrai cette idée toute en mettant la main à la patte et en travaillons à préparer les thèmes enrichir les cours, coordonner avec les profs qui veulent participer au cours et surtout d’accepter de faire tout cela avec ceux contre la validation sans leur demander à travers des commentaires non signés,  d’arrêter de penser à ce qu’ils jugent bien pour le projet.  Tant l’idée m’est claire, je marche et je rectifie la démarche selon les aléas, c’est mieux que de m’immobiliser dans mes agitations cérébrales qui déambulent dans les représentation que j’ai des choses.  C’est ce qu’on appelle un mouvement immobile.  

Amed       

Par ufr zero - Publié dans : commentaire
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Mercredi 27 février 3 27 /02 /Fév 23:56

Créé sur la lancée de mai 68 par Edgar Faure, le Centre Expérimental Universitaire de Vincennes – Vincennes  s’est donné pour mission de se "projeter dans le monde", d'être en prise et d’avoir prise sur le monde contemporain. Cette façon de penser l'université a transformé la communauté universitaire aussi bien dans ses objectifs et ses axes de recherches, que dans ses méthodes d'enseignement. Le projet fondateur de Vincennes était politique, et les formes que l’enseignement y a prises se déduisaient, pour une grande part, des options politiques initiales.

Le dispositif de pédagogie de projet présenté ici s’inscrit dans une dimension résolument politique (1). ll est enraciné dans un contexte – l’université de Paris 8 –, est porté par des auteurs-acteurs, des étudiants dont les interventions sociales sont hors du champ clos du cours et de l’espace universitaire. Ce dispositif a été conçu par une enseignante et ses étudiants dans les années 70 (2) pour créer un lieu de parole où les connaissances des uns et des autres entreraient en interaction, se testeraient, se façonneraient, feraient naître de nouvelles pistes, prendraient le risque de s’altérer mutuellement. Il s’est en effet agi d’inventer de toutes pièces une pédagogie de l’action, développant une conscience critique, invitant à l’innovation, à la recherche et à la création. Ainsi est née l’idée de montage de projets collectifs en prise sur le milieu institutionnel. C’est en interagissant dans le milieu qu’on en acquiert le langage, condition sine qua non pour s’y insérer et y agir. Comme le dit à juste titre Paulo Freire, “ La parole est toujours l’unité dialectique entre action et réflexion, entre pratique et théorie, l’éducateur n'étant pas au service d’une “ science neutre ” et d’une pédagogie apolitique, mais d’une praxis pour la transformation sociale ”.

L’an dernier René Schérer, dans une conférence à Paris 8 (3) rappelait que, pour Gilles Deleuze, “ apprendre n’est pas reproduire, c’est inaugurer, inventer du non encore existant, ce n’est pas se contenter de répéter un savoir ”. Il faut “ défaire les appareils de savoir ” et entrer dans des  “ devenirs ”  qui commandent et jalonnent toute création. Deleuze “ nous a appris à nous porter d’emblée sur l’Idée et le problème auxquels l’apprendre est directement associé. Les idées ne sont pas dans la tête, mais hors de nous. Elles ne sont pas dedans mais dehors ”. Et grand paradoxe consécutif à cet “ être dehors ” de l’idée, c’est qu’ainsi seulement nous parvenons à penser par nous-mêmes, à être nous-mêmes. C’est dans ces courants de pensée qui traversaient Vincennes de l’époque et grâce à cette volonté de rupture avec des certitudes établies que le Dispositif de Pédagogie de Projet : intervention/insertion (DPP : i/i) s’est progressivement élaboré dans le cadre d’une recherche-action participative.

Ce dispositif repose sur une architecture spécifique combinant l'apport des groupes-projet et du grand groupe qui correspond à l’Unité d’Enseignement, un va et vient entre les sous-groupes et le grand groupe enrichissant les interactions. L'objectif du grand groupe en séances plénières est de servir de cadre aux synthèses émanant des groupes-projets eux-mêmes, à l'évaluation, à la critique, à l'exercice de la prise de parole en public, à l'auto-correction, à la pratique du débat sur des questions d'actualité. La ritualisation Grand-groupe/Groupes-projets/Grand-groupe sert de repère spatio-temporel et joue un rôle essentiel dans la structuration d'un ensemble complexe. Ce moyen de procéder est le cadre à l'intérieur duquel peuvent s'exercer les règles de morale sociale minimale. Le journal de bord hebdomadaire tenu par les participants joue lui aussi un rôle important dans la mise en place de ce savoir-être ensemble. Au centre de ce dispositif se situe le sujet, son inscription sociale et sa possibilité d’intervention. La langue est envisagée ici dans son exercice civique, comme outil d’intervention sociale.

Les projets sont collectifs, initiés par les étudiants eux-mêmes. Ils ont pour objectif d’intervenir dans des dispositifs sociaux qu’on envisage de transformer. Le changement des perspectives individuelles s’opère quand il y a confrontation entre conceptions divergentes en présence, et voire même affrontement. L’interculturalité est donc au coeur du projet puisque, aux valeurs dominantes de dispositifs sociaux donnés, viennent s’affronter, s’opposer, d’autres valeurs.

 

LES CARACTERISTIQUES DES PROJETS

1.     Ils sont initiés par les étudiants et sont menés collectivement

Le projet est l'expression d'une initiative prise par les participants eux-mêmes sur l'impulsion de l'enseignant qui vise à limiter le plus possible ses interférences dans le processus. Ce sont les étudiants qui choisissent et définissent leurs projets en se prêtant volontiers à la devise de ce cours : Soyons réalistes, entreprenons l’impossible !  Les étudiants se constituent en groupes-projet de 4 à 6 personnes qui travailleront en autonomie jusqu’à la fin du semestre. L'enseignant ne répond qu'à la demande explicite des groupes-projets. Les séances plénières du grand groupe permettent de faire le point, d'analyser les problèmes rencontrés, les stratégies d'interventions utilisées, les raisons de leur échec comme de leur réussite. Les séquences de régulation en grand groupe durent une heure environ en début et en fin de séances (4). Les étudiants tiennent un journal de bord (5) qu'ils rendent chaque semaine et qui est destiné au seul enseignant. Ce journal leur permet de développer une réflexion sur leur pratique, sur le rôle qu'ils tiennent dans le groupe, d'analyser les raisons qui freinent ou font avancer le projet. Par ailleurs, il donne à l'enseignant des renseignements précieux sur l'évolution des projets et lui permet d'avoir une vision globale de ce qui se passe dans les groupes et d'intervenir si la nécessité s'en fait clairement ressentir.

C’est à travers le groupe, par lui, que l’on apprend et que l’on met en pratique les règles de morale sociale. Lorsque commencent les ateliers de Conception et réalisation de projets, en début de semestre universitaire, un certain nombre de principes sont énoncés que les étudiants doivent respecter : écoute de l’autre, responsabilité individuelle et collective, assiduité et ponctualité. Les étudiants vont progressivement s’y conformer parce que ces principes sont soumis à l’épreuve du sens : lorsqu’un groupe est engagé dans la réalisation d’un projet commun, l’absentéisme, le manque d’attention porté à la parole de l’autre, le non-respect des engagements peuvent en compromettre l’aboutissement. Peu à peu les étudiants s’approprient ces règles, négocient leur mode d’intervention, se donnent des repères pour pouvoir travailler ensemble. Les règles édictées ne fonctionnent plus comme des formules incantatoires mais comme valeurs démocratiques structurant et garantissant un pouvoir-faire-ensemble.

Parce qu’il est unique, le projet ne peut s’accommoder de modèles pré-existants. Il va au contraire mobiliser l’imagination de chacun et la participation égale bien que différentielle de ses promoteurs. Il suppose une autre conception du rapport à la formation. On apprend avec ses pairs, dans une élaboration commune. On apprend ensemble en se mesurant aux autres, en s’affrontant aux autres, en se cognant à des modes de pensée, de représentations du monde qui peuvent parfois déstabiliser ceux qui nous sont habituels.

Le système pédagogique continue à fonctionner  sur  la mise en concurrence des individus empêchant ainsi les possibilités d’intervention collective. Au contraire, dans le groupe-projet ce sont les compétences de tous qui vont être sollicitées, mises en synergie, et chacun apportera ce qu’il peut, ce qu’il est à un moment donné de son histoire, progressant avec les autres au fur et à mesure de l’évolution du projet. Ainsi, peut-on interroger ici la place de l’étranger dans le groupe. Sa maîtrise incertaine de la langue ne sera pas vécue comme un obstacle puisque ce n’est pas elle qui est l’enjeu mais la construction d’un objet social auquel, en tant qu’individu, il participe au même titre que les autres. Et c’est progressivement, aidé par ses pairs, et dans sa confrontation permanente avec l’environnement, qu’il apprendra la langue dans le cours d’un faire, d’une pratique de celle-ci, et la compétence sociale qui nécessairement s’y rattache.

Le groupe est un groupe-sujet. De sa cohésion, de la solidarité entre ses membres, dépend son efficacité d’intervention sur l’extérieur. Il est plus difficile d’agir seul par rapport à une situation donnée si l’on veut la transformer. L’affrontement avec l’extérieur est collectif et l’inscription sociale individuelle s’opère grâce au collectif.

2. Ils sont en prise et ont prise sur l’environnement

L’ancrage du projet dans un contexte social déterminé amène les étudiants à découvrir quels en sont les rouages, les acteurs, les enjeux de tel ou tel choix. Lors d’un entretien sur le DPP :i/i, Guy Berger souligne que " le projet est conçu comme un modèle organisateur qui va structurer les rapports avec l’extérieur ". A partir du moment où un projet prend forme, il y a nécessairement négociations, confrontations, avec les instances administratives, mais aussi et surtout découverte et appréciation de groupes plus ou moins informels dont les positionnements – souvent idéologiques – influent sur les prises de décisions. Ce sont tous les rapports de force, les codes et les normes de l’institution que les promoteurs de projets vont apprendre à identifier tout en mettant en place des stratégies d’intervention qui obligeront le système, dans le meilleur des cas, à coopérer ou du moins à réagir. 

L’attitude critique vis-à-vis de l’environnement déclenche un processus de distanciation et de questionnement sur la société (6). On rejoint ici le concept de " conscientisation " de Paulo Freire pour lequel l’éducation ne peut être pensée indépendamment du pouvoir qui la constitue, ni détachée de la réalité concrète dans laquelle elle s’inscrit. Pour Freire, tout apprentissage doit se trouver intimement associé à la situation concrète vécue par l’élève. Le point de départ consiste à admettre que la liberté et la critique sont des données essentielles de la vie humaine. Le groupe de travail et d’échanges ou " cercle de culture " a pour principal objectif l’étude du langage dans le contexte d’une pratique sociale libre et critique. C’est par l’éducation en tant qu’acte politique et la " conscientisation " que l’homme pourra transformer la réalité, sa réalité. Freire oppose sa perspective à celle qu’il qualifie d’éducation bancaire, c’est-à-dire à celle qui se limite à déposer un savoir tout fait. Pour lui toute éducation doit être dialogique, basée sur les connaissances et la praxis des apprenants et fortement enracinée dans leurs contextes culturels ; une pédagogie de la liberté implique l’adoption d’attitudes démocratiques, dans le cadre d’actions partagées par tous : enseignants et enseignés (7).

3.     Ils sont générateurs de transformation sociale 

" C’est un autre modèle de penser " projet " et de penser " programme " (G. Berger). Si nous retournons à l’étymologie, " programme " signifie " ce qui est écrit à l’avance ". Nous sommes donc dans un modèle de planification, de prévisions, dans un système clos qui se construit sur une progression, des étapes préconçues. Ce qui doit advenir est déjà écrit et les actions sont prévues pour atteindre un résultat prédéterminé. Le programme segmente le temps, le découpe en unités capitalisables qui, accumulées, constitueront la totalité du contenu du programme. Fasciné par les contenus et la rentabilité, le programme tient peu compte du sujet ; celui-ci doit s’adapter pour ne pas être marginalisé.

Le projet, quant à lui, oblige à prendre en compte tous les paramètres de la situation, la multiplicité des variables. Il n’est pas défini une fois pour toute et peut se transformer en fonction des circonstances, de ce qui advient et n’était pas prévisible. Les promoteurs vont donc développer des stratégies inédites, inventer des ripostes adaptées pour répondre à l’inattendu, l’accident, la surprise. Le projet s’inscrit dans la complexité du réel. " C’est l’invention au quotidien "  (G. Berger)

Il fait aussi appel à des connaissances multiples. Il n’est pas réductible à une discipline, mais se nourrit de savoirs issus de différentes disciplines. En ce sens, ce sont les compétences diverses des participants qui seront activées pour l’élaboration collective. Il y a ainsi rupture avec l’enfermement disciplinaire, la séparation des savoirs, l’individualisme.

Son élaboration, son aboutissement repose sur des sujets, pensants, libres, " qui ont leur mot à dire ". Dans cette optique, si le groupe-projet accepte l’émergence d’un " leader " qui catalyse les désirs de chacun, dynamise les engagements, au contraire l’imposition d’un chef autocratique devient problématique. Le " chef " s’inscrit dans la programmation, dans la prévision. Il structure le temps en fonction de la vision qu’il se fait du projet, balaye les suggestions qui vont à l’encontre de ses idées. Réduits à l’état de simples exécutants, les autres participants ont le choix entre la défection et, dans ce cas, le projet risque d’échouer – ou ils se repositionnent en tant que sujets, porteurs d’idées, de valeurs et d’engagement. Quant au “ chef ”, il peut soit abdiquer, soit, dans le meilleur des cas, coopérer. On est là dans un apprentissage de la citoyenneté.

4.     L’interculturalité se construit à travers le projet

Les participants sont français et étrangers venus des cinq continents, d’origines sociales diverses, d’âges fluctuant entre 18 et 40 ans voire 50 – étudiants en licence, master ou thèse — de cursus très variés – lettres, arts, informatique, philosophie, sciences politiques, etc.

Cette hétérogénéité est vécue comme un élément moteur d’apprentissage. Elle crée une dynamique dans les interactions, multiplie les échanges, provoque des conflits dont la régulation s’effectue rarement au cours d’un dire mais plutôt dans le faire du projet. En effet, ce n’est pas la connaissance que l’on acquiert d’une différence dite " culturelle " qui permet réellement de comprendre ce qui est en jeu. Il ne suffit pas de savoir que les êtres humains ont une appréhension du temps qu’E.T.Hall qualifie de polychrome ou de monochrome, selon leur culture d’appartenance, pour saisir le rapport à la temporalité des sujets concernés. Ce n’est que dans la tension vers une réalisation commune, importante pour chacun des partenaires, que seront vraiment éprouvées les conséquences de philosophies qui semblent divergentes. Le désir qu’aboutisse le projet obligera les protagonistes à entrer dans un processus de négociations dans lequel personne ne devra perdre la face ou n’aura l’impression d’avoir abandonné sans contrepartie ce qui appartient à son identité.

Les échanges qui se produisent lors des travaux de groupe portent les marques d’appartenance culturelle de leurs locuteurs, leurs préjugés, leurs interrogations ou leur agressivité parfois, face à l’altérité dérangeante. Cependant les dérapages de la communication ne relèvent pas seulement du culturel mais aussi du social : position que l’on occupe, capital culturel, valeur plus ou moins prestigieuse accordée à sa propre culture et à celle de l’autre. C’est dans un projet élaboré en commun que les acteurs découvrent comment ils sont perçus à travers leur façon de gérer le quotidien, d’interpréter des situations, de développer des stratégies, d’aborder les problèmes. Il s’agit alors, dans ce processus d’élaboration commune, de permettre à chacun de prendre conscience qu’il n’existe pas de comportement culturel universel, que chacun arrive avec un passé, une histoire qui participe de l’histoire d’un pays et d’une société en rapport avec d’autres histoires et d’autres sociétés.

L'interculturalité implique une avancée de soi vers l'autre, de l'autre vers soi, un changement dans ses représentations, une transformation qui s’opère dans un processus commun de confrontation à la réalité, à d'autres réalités. Cette acceptation ne peut se développer que dans une entreprise menée collectivement, initiée par ses acteurs, prenant une place et un sens dans leur vie, dans un projet construit en commun.

C’est dans cette dynamique de mise en œuvre de projets communs qu’un lien social peut se créer entre des personnes qui ne partagent pas la même nationalité, la même langue maternelle, les mêmes origines sociales. Le rôle de l’enseignant change radicalement et le projet peut se comprendre comme l’exercice d’un lien qu’on décrira comme non-autoritaire, non-pyramidal et non-institutionnel. Et c’est précisément grâce à cet échange et cette liberté partagée que la constitution de réseaux pourra avoir lieu spontanément : désir de rester en contact, de poursuivre l’aventure intellectuelle et affective, qui va amener tout naturellement au désir de se retrouver dans le pays de l’autre pour un temps plus ou moins long pour poursuivre et construire d’autres projets. Cette pédagogie suppose un déplacement permanent des enjeux, des énergies, des perspectives pour conserver sa dynamique. D'où l'aspect souvent rhizomatique des dispositifs à travers le temps et l’espace. Que notre enseignement ait trouvé son terreau d'élection à Vincennes ne peut être dû au hasard. Gilles Deleuze avait préconisé le bon usage du rhizome. L'enseignement tel que nous le préconisons, participe de cette prolifération imprévue dont les rigidités institutionnelles s'accommodent si mal.

 

LE “ DPP : i/i ” : EXEMPLES DE PROJETS REALISES

Sans doute est-il tout d’abord nécessaire de rappeler le lien existant entre le Dispositif de Pédagogie de Projet : intervention/insertion (DPP :i/i) et Centre Interculturel. Le CIVD* est une association loi 1901 domiciliée à l’Université Paris 8-Vincennes à Saint-Denis et gérée par des étudiants. Il a été créé en 1984, suite à un premier festival interculturel organisé par les étudiants dans le cadre des ateliers Conception et réalisation de projet, du département de Communication/français langue étrangère de Paris 8. Il est né du désir de perpétuer l’esprit de Vincennes et de rappeler à Paris 8 sa vocation d’internationalisme plus particulièrement tournée vers le Tiers-Monde, pour que notre université ne soit pas seulement un lieu fonctionnel d’études, mais une réalité sociale où se développent des liens actifs et vivants entre des personnes différentes (enseignants, personnels administratifs et étudiants venus de toute la planète). Ce Centre permet aux projets qui ont émergé des ateliers d’y trouver un prolongement. C’est un lieu à vocations multiples : lieu d’insertion et de création, de formation, de production et d’édition, de recherche interculturelle et de rayonnement à l’étranger (8).

 

De nombreux projets y ont vu le jour : Le Triangle de l’Ecumeur, constitution d’un réseau international inter-universitaire de rencontres et de réflexion sur la notion d’interculturalité et d’interdisciplinarité (9); organisation du Festival interculturel annuel dans l’enceinte de l’université (10); installation de bibliothèques au Togo et au Sénégal ; publication d’une revue semestrielle, Echo-graphie, de deux fanzines Beurk et La Gouve, d’une revue de poésies interculturelles, Le Matin déboutonné (11) ; participation à un séminaire de préparation du contrat quadriennal déterminant la politique de l’université (note 8: une pédagogie critique à l’université); création d’un site internet Etudiants sans-papiers lors de la lutte pour la régularisation la situation d’étudiants étrangers en 2000-2001 ; des journées à thèmes : Info sida en relation avec la médecine préventive, Lib’air ta pensée journées commerce équitable; création d’associations loi 1901 telles que le CIVD, TVNERE (“ Une télévision étudiante à la fac ”), Erê brasil (défense des éducateurs et enfants des rues à Rio) et, la dernière en date, L’ong L’AMAP, Amitié des peuples du monde (12).

 

L’AMAP est née en 2004, à la suite de la célébration du 20ème anniversaire du CIVD marquée par un grand festival interculturel (13). Parmi ses trois axes d’action, L’AMAP organise des formations à la pédagogie de projet dont les premières ont eu lieu au Chili et en Algérie (cf. le site de L’AMAP). Son objectif est de mettre à profit l’extraordinaire réseau international tissé à travers le temps et à travers le monde pour poursuivre et amplifier le type d’actions que les ateliers de projets et la CIVD développent depuis des années. Il existe déjà L’AMAP-Chili et L’AMAP-Grèce. D’autres antennes sont en voie de constitution au Sénégal, au Togo, en Haïti. La création de L'AMAP résulte d'une exigence : sortir des murs de l’université, de l’artificieux, pour projeter, se projeter . “ C’est cette ouverture au monde et à l’avenir que suscite le projet. Le politique n’est pas dans l’artifice. Le politique, c’est ce qui crée des rapports nécessaires pour qu’on puisse exister ensemble ” (Guy Berger).

 

Ce qui frappe, c’est l’extraordinaire prolifération de projets à travers le temps et les liens qui se sont tissés à travers le monde. J’ai parlé ailleurs du rhizome au sens où l’entend Gilles Deleuze. Ce que nous mettons en place se développe de façon imprévisible et souterraine et donne des prolongements et des resurgissements inattendus, ici et là, en France et ailleurs. Qui aurait pu imaginer que ce dispositif engendrerait un jour une ONG ?  Nous restons fidèles à notre devise : Soyons réalistes, entreprenons l’impossible ! 

 

CONCLUSION

 

Réfléchir, aujourd’hui, sur les formes actuelles de la pratique pédagogique entraîne nécessairement un retour au politique. Un aspect trop souvent négligé est le manque de motivation des étudiants résultant de l’absence d’ancrage des études dans la vie et du sens que l’université donne à leur vie. Bernard Charlot, dans sa contribution écrite pour un séminaire de préparation du contrat quadriennal 1996-2000 de Paris 8, soulignait que "pour un nombre croissant d’entre eux, l’université est vécue davantage comme un lieu d’acquisition de diplômes que comme un lieu de culture, comme un lieu fonctionnel spécifique dans une vie éclatée entre plusieurs espaces que comme le territoire de base du quotidien. Il est donc plus difficile à l’université de remplir une fonction culturelle au-delà des cours et d’être lieu de vie, c’est-à-dire un lieu d’élaboration de sens (du monde, de la vie, de la société, du rapport aux autres, du rapport à soi-même). /…/ L’université pourrait redevenir lieu de vie et de culture si elle contribuait à produire du sens – au-delà des cours, où il faut espérer qu’elle le fait ”. A cet effet, parce qu’elle tisse des liens, qu’elle tend à transformer la réalité sociale, que les étudiants y sont réellement acteurs, la Pédagogie de projet telle que nous l’entendons, peut contribuer à cette recherche et construction de sens qui fait tellement défaut aujourd’hui à l’université.

 

Notes

(1) “ Tout projet éducatif exprime nécessairement une position politique et suppose des choix, des options, la traduction d’une vision du monde, et, par conséquent d’un projet de société (…). Le pédagogique est indissociable du politique ”. (Ardoino, Education et politique)

(2) Couëdel, A. (1981) “Vivre la langue. De la communication à la langue"”, Champs éducatifs n°3. Actes du 2ème colloque international organisé par le G.R.A.L.,Groupe de recherche sur l’acquisition des Langues, de Paris 25-27 avril 1980.

Voir également dans Google l’entretien d’Annie Couëdel avec Sabrina Ben Karich à « DPP :i/i »)

(3) Une journée “Apprendre avec Deleuze ” en mai 2007 s’est déroulée à Paris 8

(4) Les séances durent 6h consécutives un jour par semaine sur un semestre de 13 semaines

5) Blondeau, N., Couëdel, A. (2000) "Pédagogie de projet, journal de bord et appréhension de la diversité culturelle", Dialogues et Cultures n°44 (2000) De la Diversité, Numéro préparatoire au X° Congrès Paris 2000 – FIPF (Fédération internationale des professeurs de français)

(6) Blondeau, N. et Couëdel, A (2002) "Une pédagogie critique à l'université", Pratiques de formation/analyses n°43, De la critique en éducation. Formation permanente, Université Paris 8.

(7Freire, P. (1977) : Pédagogie des opprimés, Paris, FM, Petite Collection, Maspéro

(8Couëdel, A. (1998) "Pratiques sociales et acquisition d'une langue seconde. Pédagogie de projet et réseaux", actes du colloque international : Bilinguisme et apprentissage des langues dans le cursus scolaire et universitaire "Du hasard et de la nécessité", Centre international de Valbonne

(9) Couëdel, A., Blondeau, N., France, Kalentieva, T., Russie : (2001) : “ Interculturalité et lien social – Un dispositif de rencontres internationales : Le Triangle de l’Ecumeur ” in Dialogues et cultures n°45, Actes du Xème congrès mondial des professeurs de français, Paris, 17-21 juillet 2000, Modernité, diversité, solidarité, Tome 1.

(10) http://www.pitt.edu/~frit/ancrage/ancrage2/couedel.html

(11) http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/article.php3?id_article=640)

(12) http://amitie-peuples.net

(13) http://civdparis8.monsite.wanadoo.fr

http://julienas.ipt.univ-paris8.fr/~civd/

 

*Le CIVD participe au programme LEONARDO-ERMES « Education radiophonique avec les migrants européens et leurs savoirs » avec des partenaires italiens, roumains et hollandais. Cinq de ses membres sont partie prenante de ce programme : Olivier Akakpo Guétou, Assane Diakhaté, Gergana Dimitrova, Aurélie Donadi et Khaled Merichiche. Ils sont étudiants à Paris 8 en sciences de l’éducation en master et en doctorat. Olivier est président du CIVD. Il vient de succéder à Assane. Gergana est responsable permanente de l’exposition de peintures du festival interculturel annuel, Aurélie a participé au projet qu’Assane a initié à Darou Mousty, au Sénégal (la construction d’une bibliothèque) et Khaled au projet « Le Triangle de l’Ecumeur »  en 2004, en Bulgarie.

Lors d’une rencontre-débat à Paris 8 en février 2008 avec Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie et Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France au Sénégal, le Président et les Vice-Présidents de notre université. Olivier Akakpo-Guetou, Assane Diakhaté ainsi que Bocar Kane, également membre du CIVD et de l’ONG L’AMAP, ont été remarqués par l’aisance dans leurs interventions qui ont fait mouche !

 

 





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Mercredi 27 février 3 27 /02 /Fév 14:11

                                                       S’ENTENDRE ?

 

 

     S’entendre sur ce qu’est l’UFR0, c’est faire un retour sur soi par rapport à la semaine que nous venons de vivre en tant que participants. Voici quelques idées jetées ça et là en vue d’une réflexion commune :

 

     Nous ne sommes pas dans un cours, sortons de ce sempiternel rapport professeur/élève, nous ne recherchons pas un papa, un maître… Il n’est pas question que l’on nous parle avec  cette fausse condescendance comme si nous étions des enfants qui aurions tout à découvrir. Chaque interlocuteur doit penser aux personnes à qui il s’adresse et utiliser le vocabulaire approprié ; et non pas jouer les sujets supposés savoir ou le maître explicateur (c’est compliqué donc vous avez besoin de moi pour vous expliquer). Et il n’est pas question qu’une seule personne s’approprie l’ordre du jour pendant deux heures. Si nous nous comportons comme des esclaves et ne sortons pas de nos conditionnements, il y aura toujours des guignols pour nous faire la leçon. Nous ne sommes pas devant un téléviseur, ne soyons plus passif ! 

 

   Nous ne sommes pas non plus en thérapie collective ; le discours victimaire n’est pas un argument. Nous ne sommes pas non plus au café du commerce, évitons de raconter n’importe quoi. Si nous ne sommes pas capable d’un minimum de respect envers les autres et donc envers nous-mêmes, à quoi bon !

 

   Dans une discussion au sein du groupe le désordre n’est qu’apparent, une relation de pouvoir recrée de l’ordre. Comment en sortir, sans formaliser le débat par des règles contraignantes ? En cassant ce modèle par une autolimitation ?  Celui qui prend la parole tout le temps doit s’en rendre compte par lui-même et se modérer ? Celui qui ne parle pas doit faire un effort pour se faire entendre plus souvent ? Et les conflits, peut-on arriver à les dénouer par le dialogue ou doit-on les fuir ? En tout cas certainement pas par le consensus cachant les dissensions, risquant d’éclater encore plus violemment par la suite, et pourrissant les relations dans le groupe concerné au premier chef, et qui par conséquent se doit de tenter la médiation et pas rester spectateur.

 

    Ensuite, nous ne nous sommes pas entendus sur la méthode. Doit-on se fixer un cadre, un but dans lequel s’insère nos thèmes ? Et quoi sommes-nous alternatifs ? Nos rencontres sont-elles une socialisation, une confrontation d’idées « fructueuses », une errance ? La sortie de nos petites subjectivités est-elle possible ?

 

    Dans le séminaire de l’Ufr0 expérimental, pour sortir de nos habitudes universitaires, la proposition que 3 petits textes (courts car ce n’est pas un cours, mais un échange !) soient distribués, lus tranquillement, discutés dans des petits groupes, afin que tout le monde s’implique, et débattus ensuite ensemble, a-t-elle été concluante ? Etrange le changement lors du passage des petits groupes à un seul et unique groupe ! 

 

    Voici plusieurs questions que je soumets, en vu d’une élaboration collective qui peut peut-être tracer une ligne directive à nos sujets éparses. Ce qui serait intéressant aussi, c’est que tout le monde se responsabilise en écrivant un petit texte sur sa vision de L’Ufr0, en participant à la construction de ce projet, afin que le « noyau dur » s’élargisse et que de l’oligarchie nous passions à plus de démocratie.

S’entendre, entendre. Compte-rendu de la deuxième séance du 26 février 2006.

 

 

La deuxième séance a commencée par un exercice de respiration. Les participants allongés sur le sol détendus entrent dans un état de perception modifié. Ils se nourrissent des sons ambiants et de la présence et de l’écho de soi dans l’autre.

A suivi une lecture de trois textes concis, puis trois groupe se sont constitué pour en discuter. Les deux groupent se rejoignent enfin pour une synthèse collective.

 

Tout les personnes présentent par la suite n’on pas participé au première exercice, l’état de détente initial des participants et donc relatif. (Est-ce que cela a une incidence par la suite dans le déroulement de la séance ?)

La phase par petit groupe a plutôt bien marché, mais lors de leur réunion, le sujet leur a glissé entre les doigts, (il serait judicieux dans discuter peut-être ?).

 

Monsieur démocratie :

 

Très succinctement, ce que je retient du texte pour ma par c’est la nécessité de dénoncer, d’analyser et de dépasser les dispositifs d’exclusion. Commençons par ceux qui excluent de la parole et du processus de l’entendement.

 

Le Mensonge :

 

Selon le texte il existerait quatre types de mensonges

 

« Le mensonge de celui qui ne sait pas » est il un mensonge, n’est-ce pas là  être dans l’erreur plutôt que dans le mensonge. D’autre part le conscient et l’inconscient compliquent quelque peu la chose.

 

« Le mensonge par omission », par restitution partielle d’une vérité ou d’une connaissance pour être mensonge doit donc être intentionnel.

 

Il faudrait donc compléter ses deux points.

 

Plus loin le texte aborde le mensonge en tant que perversion, comme un jeu de soumission pouvant conduire le menteur jusqu’à la pathologie et à l’assujettissement à son propre mensonge.

 

Même si la psychanalyse n’excuse et n’explique pas tout, le texte renvoi tout de même à celle-ci et peut être sans tomber dans le « pathologisant » serait-il nécessaire d’aller plus loin dans ce sens.

 

D’autre part il me parait déceler une philosophie de l’éthique dans le passage qui traite du mensonge comme arme du faible. A l’inverse l’honnêteté ou la franchise (à discuter) serait l’arme du fort, ou du juste si l’on veut toucher à la morale. Mais selon moi il s’agirait donc plus d’éthique car il s’agit simplement d’apprécier que dans un climat de mensonge il est semble t il plus difficile de dire tout honnêtement. La faciliter du mensonge est ici un sentier bien plus aisé.

 

Mais lors du débat, il nous a été tout à fait impossible de discerner la morale de l’éthique et pourtant, si l’on revient aux bonnes vieilles définitions du dictionnaire, il n’est pas possible de voir une distinction claire entre les deux termes. Il faut donc faire des recherches pour définir les deux termes.

 

D’autre part une autre thématique m’apparaît en lisant le texte : celle du mensonge collectif. Comment se construit-il et quelle conséquent sur les comportements. Le groupe se construit des mensonge et les véhicule, se serait un des construction constituant le groupe en tant que tel.

 

D’ailleurs il a été abordé la manière dont le groupe (Ufr o) accueil la perception qui en est faite par des éléments extérieurs. Les dispositif d’exclusion existent et préexistent déjà dans le groupe ; La prise de parole et la circulation de celle-ci en tant qu’énergie dans le groupe et régie par une pratique impliquant des individus au sein d’un groupe qui ont conscience de l’autre et de soi dans le groupe. L’évolution de l’individu dans le collectif nécessite des règles, doivent elle être formalisée, expliquée ? Elles le sont d’une certaine manière et de façon résiduelle dans le manifeste de l’ufr 0. Mais elles se construisent au fur et à mesure que les participants acquièrent une expérience et un recule sur leur parcours. L’analyse doit donc être poussée sur nos pratiques. La réflexion doit se poursuivre à propos de ce qui marche ou pas dans nos séances, pour proposer et composer en gardant une certaine énergie cette intensité.

 

Aussi la cœxistence des groupes soi-disant rivaux devient intolérable dès lors que le ressentit ou la trahison devient l’élément qui cristallise  et « densifie » les rapports et les conditions du mouvement. Ne pas relier des groupes ou des éléments ne doit pas être perçu comme inquiétant. Ce qui l’est véritablement c’est  l’éclatement d’un « noyau » qui pour cause (non unique véritablement) de son éclatement aurait intégré la persécution, la paranoïa réciproque. Elles existent aussi parce qu’elles sont réciproques, des attitudes et leurs interprétations subjectives, tout ceux-là se répondant de manière indirecte est créant une « fiction/réalisation »). L’inconscient doit être imaginé sans qu’il devienne une explication saturante.

 

 

Merci de corriger, compléter, contredire, proposer.

Laurent.

« L'ennemi est donc en nous-mêmes, pas l'un pour l'autre. La conscience collective - qui est plus forte que la Conscience individuelle - est diffusée et atteinte collectivement. » Julian Beck, Théandrique ou la possibilité de l'utopie
 
La parole collective n’est pas une somme de pensées personnelles subjectives que l’on projette, plutôt un rythme qui se propage. La parole de l’un rebondit sur la parole de l’autre et entraîne là où on ne sait pas. Si l’on parle de ce que l’on sait on arrête le mouvement (densification ?).
 
La parole est conduite par le souffle. Elle part du silence et de l’écoute. Elle transforme l’espace. La poésie entend le monde et le transforme. Il ne peut y avoir de but prédéfini seulement un mouvement incessant. La parole alors n’exprime pas (ce que chacun pense), elle révèle (le monde ? La conscience collective ?).
 
La parole pour qui sait la manier est un instrument de pouvoir. Si la parole se propage librement collectivement, sans manipulation, sans tendre, si on la découvre, alors on s’entend.
 
Une pensée séparée du souffle est une pensée qui s’étouffe, qui peut se transformer en pouvoir, le pouvoir ayant besoin d’une conservation, d’une fixité pour accumuler.
 
Où trouverons-nous le mouvement qui nous allégera de nos pesanteurs? A quel endroit de nos corps, de nos voix et de l’espace ?
 
 
« Le totalitarisme n'est rien d'autre que l'imposition d'un système rationnel sur la liberté organique de la vie. » Herbert Marcuse


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Mercredi 27 février 3 27 /02 /Fév 14:02

L’errance, compte-rendu de la deuxième séance du 26 février 2008

 

Toujours dans l’optique de réflexivité du déroulement des séances j’aborderais dans cette partie le déroulement de la séance, et les conditions dans lesquelles le débat s’instaure et circule la parole.

 

La séance à commencer par la modification de l’espace. Nous avons disposé des tables en carré.

La parole n’a pas été dirigée et de fait se sont crées des discussions sur divers sujets non relatifs au thème. Une première prise de bec a éclater provoquant d’emblée le ton incertain de la suite de la séance. En effet comment accepter de poursuivre quand l’incompréhension provoque un blocage, une situation dont les protagonistes ne sont pas prêts à dépasser. Le thème n’a pas encore été abordé que déjà la sérénité atteinte des participant semble augurer de l’échec imminent. D’ailleurs j’ai moi-même décider de quitter l’espace de discussion qui ne l’était plus à cet instant puis me suis ravisé.

 

Voire se reproduire ce que l’expérience UFR 0 tente de conjurer, c'est-à-dire « l’incompréhension systématique… », peut être frustrant est démobilisateur. Cependant le défi est d’autant plus sérieux lorsqu’on décide de ne pas abandonner.

 

Certainement que le thème s’entendre a beaucoup à discuter sur nos pratiques, la pratique d’un silence ambiant pour attaquer sereinement chaque séance peut être un facteur déterminent.

 

Le thème fut alors lancé par une lecture de l’introduction du thème de l’errance. Comme d’ailleurs lors de la première séance. Il avait été proposé pour cette séance d’exposé un compte-rendu critique des articles de la revue Equinoxe. Il se trouve que pour diverses raisons une seule personne ayant choisie un article était présente lors des deux séances, de fait il semblait difficile de démarrer sur ce mode. Aussi les deux nouvelles personnes présentes purent bénéficier de cette lecture renouvelée pour entrer d’autant plus dans la réflexion.

 

Une autre prise de bec tout aussi énorme se produit. Celle-ci fut dépassée au prix d’efforts surhumains. Ceux qui s’étaient accaparé la parole pour se défaire parce qu’ils ne s’écoutaient pas arrivèrent à bout de souffle à s’entendre. Parce qu’à force ils avaient laissé l’autre développer son argumentation, ils le comprirent. Ils se comprirent eux-mêmes parce qu’il n’avaient plus jugé un discours partiel et ne s’était pas emportés à couper la parole dans un élan passionné. Couper la parole plusieurs fois c’est morceler le discours, perdre le fil du raisonnement. Au bout de plusieurs cycle répétés sur ce schéma, celui qui coupe la parole sans cesse pour dénoncer le propos forcément rendu partiel de l’autre en vient en faite à produire sans cesse la propre cause de son incompréhension. L’acte qui peut faire sortir du cercle vicieux est alors le même qui aurait évité son instauration. Ne pas couper la parole dans ce cas aurait été bénéfique, car sans cesse son auteur qui la reformula plusieurs fois devait se faire couper la parole et ainsi être parasité, il ne pouvait dès lors énoncé complètement et garder le fil de son raisonnement.

 

La dépense d’énergie et de tension et alors énorme pour un si maigre résultat la encore l’envie d’arraisonné le navire se fait sentir mais la discussion se poursuit tout de même. Aussi un des participant atteint par la difficulté de prendre la parole fit une « fausse sortie théâtrale » afin d’attirer l’attention sur le fait que les règles construite par l’expérience ne sont pas intégrées et pratiquées par chacun, la prise de parole de l’autre doit être individuellement et collectivement respectée.

 

La suite se passe plutôt bien tandis que quelques participants étaient partis. Ceux qui avaient auparavant « densifié », fatigué l’énergie collective étaient restés. L’échange qui suivit fut plutôt riche pour le reste de la séance tout autant qu’avant la deuxième prise de bec.

 

Mais voici en fait dans cette deuxième partie le contenue des discussions :

 

Après la lecture de l’introduction, la discussion s’engage et très vite, l’errance est associée au nomadisme. Plus tard l’explication se révèlera à ces sujet : les nomades peuvent être considérés comme errants parce qu’ils ne sont pas dans la norme mais objectivement il n’errent pas. La question éthique de l’errance surgit, la teneur péjorative de ce qui est anormal, inconnu, construit l’idée selon laquelle le nomade erre. La norme fixe et rassure comme le domicile, dès lors que l’anormal se matérialise il est danger et mauvais, il plonge dans une vision du nomade de l’ordre de l’errance, d’une irrationalité. Mais pour subsister le nomade va de points en points, de puits en puits, de pâturages en pâturages. Donc il n’errent pas il se déplace selon un schéma rationnel.

 

Plus tard, le thème de l’amour déjà poser lors de la première séance revient.

Ainsi que celui de la perte des repères, de sens, de la confusion. Il y aurait une différence à faire entre la perte des repères physiques et ceux de l’esprit. L’errance peut avoir pour cause le changement, la rupture, la peur.

La perte de l’amour peut entraîner ce changement, tout autant que son gain, aussi on peu se perdre dans l’amour. L’errance c’est aussi l’attente incertaine de l’amour en retour. Celui qui attend se retrouve dans l’incertitude il est renvoyer à l’errance. On peut espérer être aimé et craindre de ne plus ou pas l’être, dans les deux cas l’aimant est renvoyé à l’incertitude.

 

Le désir a aussi été posé comme une recherche du plaisir. La phase d’attente, de monter du désir, de sa précision est un plaisir en soi. Mais l’accession au plaisir réalisé n’est pas forcément un moment de plaisir, alors la quête du plaisir devient une errance parce qu’une recherche incertaine. L’errance peut alors être utile comme moyen, alors on peut être sujet de l’errance et agir selon une stratégie de l’errance. Une quête incertaine, celle d’un trésor, de l’ordre du fantasme personnel.

 

La question du but dans l’errance et un des pivots de la réflexion. Il n’y aurait pas de but dans l’errance, mais peut être que l’errance est un état historique ou la personne ou le groupe construit un objectif, reconstruit le sens et les repère. Une recherche de soi dans un renvoi permanent entre le connu et l’inconnu est une phase de reconquête, d’une prise. La prise et la déprise peuvent alors caractériser l’errance.

 

Une définition classique (du dictionnaire) de l’errance ne peut évidemment pas en résumer l’essence. Nos discussions et réflexions à l’inverse créent des catégories et relient ce thème à d’autres, ce qui permet d’autant plus de le circonscrire.

 

La pratique de l’errance en tant que dérive pour les situationnistes est une manière d’appréhender, d’expérimenter un lieu inconnu. La théorie de la dérive G. E Debors, « l’internationales situationniste » sera un des thèmes de la prochaine séance. Comment pratiquer la dérive, comment créer une situation qui explore l’errance en la révélant au passant.

 

N’hésitons pas à corriger, compléter, contredire ce compte- rendu ainsi qu’à proposer.

Laurent

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Vendredi 22 février 5 22 /02 /Fév 14:50

L’errance

 

 

 

Compte-rendu de la première séance Mardi 19 février 2008

 

Le thème qui nous intéresse est extrêmement vaste. Les premiers échanges ont montrés l’immensité de celui-ci et se sont posés des questions quant à la définition même de l’errance. Certes il ne peut y en avoir qu’une, de là, la tâche s’avère d’autant plus grande. Mais pour tenter d’y voire plus claire voici une définition du dictionnaire qu’il ne faut surtout pas prendre comme stricte.

 

ERRANCE [erãs] n. f. – XIIe, rare av. 1856. de errer (II). Littér. Action d’errer çà et là. Course, randonnée, flânerie, vagabondage. « Les caravanes se mettaient en marche, lentement et notre âme s’emplissait d’exaltation et d’angoisse, à ne connaître pas le but de leur interminable errance » Gide.

 

ERRER [ere] v. int (1) – XII erroïer, erroër. Latin errare

I VXe ou littér. S’écarter, s’éloigner de la vérité. S’égarer, se tromper ; erreur, erroné. « On le (Hugo) voit errer, sans doute en politique […] mais littérairement il ne se trompe pas » Henriot.

II (par confusion de errer (1), et de l’ancien français errer « voyager » : errant, errements)

1 Aller de côté et d’autre, au hasard à l’aventure. Déambuler, divaguer, flâner, vadrouiller.

Rôder, traîner, vagabonder. « Voyager pour voyager, c’est errer, être vagabond » Rousseau. « J’errais un moments parmi les grand corridors tout noirs, tâtant les mûrs pour essayer de retrouver mon chemin » Daudet. Errer comme une âme en peine*. – Par métaph. La vérité « erre inconnue parmi les hommes » Pascal. Laisser errer sa plume : se laisser aller à écrire sans contrainte.

2 fig. Se manifester çà et là, fugitivement. Flotter, passer, se promener. Regards qui erre sur divers objets. Un sourire errait sur ses lèvres.

 

Contr. S’arrêter, se diriger. Hom. Airer.

 

Le fait d’avoir succinctement introduit notre thème et de ne pas avoir orienter, encadrer la discussion à permis d’aborder l’errance de multiples point de vue. Il s’est engager une discussion qu’il n’est sûrement pas possible de retranscrire mais à l’aide des prises de note de chacun il est possible néanmoins je pense d’en tirer en substance l’essentiel, les égarements et les digressions s’avérant utile parfois pour se rendre compte de l’errance au sein du thème, ils nous fallu parfois revenir sur nos pas.

 

Question en suspend : Qu’est que l’errance ? La question du but de l’objectif, y a-t-il errance si il y a un but, et si le but et en mouvement, si le sujet cherche un but, un sens ?

 

On a déterminé la perte de sens comme cause éventuelle et caractère de l’errance

Aussi le passage d’une situation connue à une autre inconnue (ex : l’amour…) provoque la perte des repères, qui mène aussi à l’errance, L’errant serait-il alors en quête de repères. La recherche de repères passe-t-elle par l’expérimentation de l’errance, du tâtonnement et jusqu’à une création de repères.

 

Les causes de l’errance peuvent elle être classées dans deux catégories telles que des causes naturelles et des cause qui serait des constructions sociales. Dans qu’elle mesure cette distinction et possible ou non et pourquoi. Est-il possible de séparer les catégories ou de déterminer de qu’elle catégorie tient plus une cause que l’autre.

 

D’autre part nous avons un aspect de l’errance relative à la lutte et aux mouvements sociaux. L’errance des groupe luttant provient aussi de leur inefficacité à ce construire une mémoire et à accumuler un savoir sur sa lutte et sur se qu’elle créer en terme de pensée et d’expérience. Ainsi le groupe et l’individu « condamnés » à reproduire à l’infini les mêmes schémas conduisant à l’inefficace, il y a donc une errance qui se caractérise par la répétition d’où on peut invoquer la figure en spirale

 

D’autre mots ont été lâché tels que recherche, espoir qu’on t il à voire avec le thème.

 

Aussi le terme flânerie est susceptible d’être investi, il serait la version bourgeoise de l’errance : ou l’errance avec un porte monnaie dans la poche.

 

Lors de cette première séance il a été proposé de piocher dans les articles proposés par la revue littéraire électronique Equinoxe.

http://www.brown.edu/Research/Equinoxes/journal/journal.html

 

Pour essayer de s’approprier la thématique et surtout de lancer une dynamique. L’idéal serait de proposer un compte rendu suivi d’une critique de l’article.

 La revue traitant principalement de sujet littéraire il nous faut proposer d’autre ouvrage afin d’élargir le traitement de la thématique.

 

Aussi pour introduire le thème il avait été proposé de partir des expériences d’errence personnelles. Ex : Le voyage comme expérience d’errance. Il est aussi possible de sortir du schéma académique pour proposer une mise en situation, ou une étude in vivo ou à partir de la réalité de l’errance.

 

A été proposé comme références bibliographiques :

 

« rites de l’intéraction », G. Goffman (à préciser corriger)

« potlach » la revue des situationniste traitant le thème de la dérive.

 

Il y a évidemment d’autre chose dont je n’ai pas parler parce que mes notes et ma mémoire n’ont pas pu compléter

 

N’hésiter pas à corriger, contre dire et compléter.

Le thème est plutôt bien parti, mais chacun doit y mettre du sien pour garder la dynamique et la transformer (pour ne pas nous densifier).

 

Laurent

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Vendredi 22 février 5 22 /02 /Fév 14:46

Compte rendu de la première séance sur L’enfer du mercredi 20 février

 

 

 

Il y a certainement beaucoup de chose à dire sur le déroulement de cette première séance, on pourrait tout à fait juger d’un échec mais la tentative se reproduira tout les mercredi. De là il est tout à fait possible de tirer des points d’analyse pour nous aider à comprendre se qui marche et ne marche pas afin de ne pas reproduire sans cesse les mêmes schéma qui « densifient ».

 

La formule film (Debors) + articulation au thème de l’enfer via la présentation d’une théorie personnelle couple intensité/densité semble indigeste je m’explique : le film aurait mériter une rumination d’au moins quelques jours afin qu’il fut possible de s’exprimer avec raison sur celui-ci, peut être que la prochaine séance sera plus propice à ceci. D’autre part, l’articulation au thème de l’enfer aurait mérité une explication écrite au préalable afin que le plus grand nombre eut pu rebondir et non rester passif. Aussi la théorie ou du moins son ébauche aurait sûrement dû aussi être introduite par un texte : d’où vient le concept de densité, celui d’intensité, dans quel intention sont ils associés en couple…

 

Aussi faut –il penser le déroulement du thème de séance en séances pour garder justement l’intensité. Il faut penser la manière d’intégrer le plus grand nombre en prenant le niveau de chacun en compte et tirer l’ensemble vers une exigence plus grande. Ce qui c’est passé mercredi témoigne du fait que peut être il n’a pas été pensé la démarche, mais comme tout ceci se fait dans un processus réflexif nous avons notre temps. Je pense que l’enjeu est de construire collectivement la réflexion, sachant que celle-ci ne peut être réellement collective que si dans le même temps nous élaborons un mode de travail et de discussion qui tend vers cela. C’est nos rapports qu’il faut repenser. Il faut sortir de sa fonction d’étudiant et de prof ou d’égoïste, s’imposer d’être ni passif ni infantile ni expansif ni dirigiste. Comment vivre l’instant ?

 

D’ailleurs, le thème s’entendre concerne directement tout les autres puisqu’il pourrait être aussi le lieu ou se construit une circulation de la parole une efficace de l’UFR 0. D’autre part ce genre de compte rendu ne vaut que ce qu’il vaut, une discussion par compte rendu interposé, sans qu’il se transforme en insuportable règlement de compte, pourrait alimenter le pendant réflexif de chaque thématique et de l’ufr.

 

Corrigeons, complétons, polémiquons ce compte-rendu

 

Laurent

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Jeudi 21 février 4 21 /02 /Fév 23:40

 

Dans la continuité du cours « ENTENDRE, S’ENTENDRE »,  initié la semaine dernière par Cécile et Nicolas, la seconde séance sera consacrée au mensonge.

Voici le texte présenté par Khaled qui propose le thème du mensonge dans l’entendement personnel et celui collectif.

 

 

 

Le Mensonge

Il y a quatre types de mensonges : le mensonge de celui qui ne sait pas qu’il ne sait pas, le mensonge de celui qui sait qu’il ne sait pas, le mensonge par omission et le mensonge diplomatique (qui évite le conflit, prophylactique « préventif » etc…)

 

Le deuxième de mensonge, celui fait avec intention de tromper, présuppose l’entente avec soi-même ; le menteur fait croire à son honnêteté pour duper son interlocuteur, mais ne se trompe pas lui-même. Sans tomber dans le pureté du libre consciemment et ne s’origine pas toujours dans un traumatisme lié à une absence de reconnaissance parentale cause de besoin constant d’être aimé, à une crainte primaire d’avoir déçu, cette blessure narcissique pouvant mener à une mythomanie pathologique. En fait ce qui motive cette mauvaise foi, c’est la préservation ou la valorisation de son image, le rêve d’une perfection illusoire, objet de toutes les intentions. Celle-ci est bien souvent conditionnée par un complexe d’infériorité, un manque : le moi réel ne correspond pas au moi idéal. Cette relation de malhonnêteté asymétrique peut générer de la culpabilité, par peur d’être découvert, pour trahison ou pour non respect de l’autre ; mais aussi engendrer une jouissance perverse qui ravale son semblable à être qu’un objet digne de mépris. Le plaisir de dissimuler est l’arme du faible, qui n’a que cette satisfaction cachée dans l’ombre de son petit intérieur, pour se venger du fort qu’il n’est pas. Ce déni du réel assumé confine de locuteur du ressentiment à un imaginaire fantasmatique, à une négation de l’autre qui lui permet de ne pas être renvoyé à ce qu’il ne veut pas voir, c'est-à-dire l’objet de toutes ces angoisses ;: lui-même.

Mais d’un autre côté, il ne s’agit pas de verser dans un idéal de transparence ou d’attendre du menteur qu’il nous révèle la vérité, car là nous glissons tout autant vers un volonté réactive. Sortons simplement un peu de l’aliénation collective qui nous fait exister, afin de dévoiler l’authenticité, la sincérité, qui sont enfouis au fond de nous, que  la discussion ne soit plus vaincre, paraître. La force de l’honnêteté n’à absolument rein à voir avec le désir de toute puissance. Bien au contraire, c’est son exposition au grand jour, sa fragilité qui fait sa grandeur, elle est l’affirmation d’une liberté en osmose avec soi-même, avec l’autre, avec son environnement.   

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