le thème: S'entendre, Entendre II ème séance

Publié le par ufr zero

 

Dans la continuité du cours « ENTENDRE, S’ENTENDRE »,  initié la semaine dernière par Cécile et Nicolas, la seconde séance sera consacrée au mensonge.

Voici le texte présenté par Khaled qui propose le thème du mensonge dans l’entendement personnel et celui collectif.

 

 

 

Le Mensonge

Il y a quatre types de mensonges : le mensonge de celui qui ne sait pas qu’il ne sait pas, le mensonge de celui qui sait qu’il ne sait pas, le mensonge par omission et le mensonge diplomatique (qui évite le conflit, prophylactique « préventif » etc…)

 

Le deuxième de mensonge, celui fait avec intention de tromper, présuppose l’entente avec soi-même ; le menteur fait croire à son honnêteté pour duper son interlocuteur, mais ne se trompe pas lui-même. Sans tomber dans le pureté du libre consciemment et ne s’origine pas toujours dans un traumatisme lié à une absence de reconnaissance parentale cause de besoin constant d’être aimé, à une crainte primaire d’avoir déçu, cette blessure narcissique pouvant mener à une mythomanie pathologique. En fait ce qui motive cette mauvaise foi, c’est la préservation ou la valorisation de son image, le rêve d’une perfection illusoire, objet de toutes les intentions. Celle-ci est bien souvent conditionnée par un complexe d’infériorité, un manque : le moi réel ne correspond pas au moi idéal. Cette relation de malhonnêteté asymétrique peut générer de la culpabilité, par peur d’être découvert, pour trahison ou pour non respect de l’autre ; mais aussi engendrer une jouissance perverse qui ravale son semblable à être qu’un objet digne de mépris. Le plaisir de dissimuler est l’arme du faible, qui n’a que cette satisfaction cachée dans l’ombre de son petit intérieur, pour se venger du fort qu’il n’est pas. Ce déni du réel assumé confine de locuteur du ressentiment à un imaginaire fantasmatique, à une négation de l’autre qui lui permet de ne pas être renvoyé à ce qu’il ne veut pas voir, c'est-à-dire l’objet de toutes ces angoisses ;: lui-même.

Mais d’un autre côté, il ne s’agit pas de verser dans un idéal de transparence ou d’attendre du menteur qu’il nous révèle la vérité, car là nous glissons tout autant vers un volonté réactive. Sortons simplement un peu de l’aliénation collective qui nous fait exister, afin de dévoiler l’authenticité, la sincérité, qui sont enfouis au fond de nous, que  la discussion ne soit plus vaincre, paraître. La force de l’honnêteté n’à absolument rein à voir avec le désir de toute puissance. Bien au contraire, c’est son exposition au grand jour, sa fragilité qui fait sa grandeur, elle est l’affirmation d’une liberté en osmose avec soi-même, avec l’autre, avec son environnement.   

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