Compte-rendu de l'expérience ufr 0 de dérive 1

Compte-rendu de dérive du jeudi 6 mars 2008

 

 

L’expérimentation eut lieu sur le campus de l’université paris VIII, il était entre seize heures et dix-huit heures. Ont participé 7 personnes, par ordre et temps de présence : L (moi) P….., D, V,le mangeur sans nom, I, A.

La première phase a duré trois minutes, la seconde trente où peut être plus.

 

J’ai posé cette question à deux personnes qui se trouvaient là : que faites vous pour résister ?

 

La première, interloquée, mangeant son entre-pain* (sandwich) ne trouva rien à répondre directement. Puis il posa cette question ; résister à quoi, pourquoi ? C’est une question à laquelle je m’attendais puisque sans transition la rencontre entre inconnus est introduite par une question compliquée (difficilement compréhensible).

Puis je lui ai répondu qu’il devait s’approprier la question y réfléchir et me répondre.

Je lui dit que j’allais faire un tour puis qu’il devait me répondre une fois que je serais revenu. Je fis un tour sur moi-même et lui reposais la question. Mon comportement fut probablement un amusement qui confirmait la confusion de mon interlocuteur et la provoqua un peu plus. Ne pouvant plus espérer de réponse d’avantage de temps, deux compères qui savaient ma démarche reformulèrent la question pour aider le mangeur de sandwich. Celui-ci n’en dit pas plus vu l’inquisition et son occupation première.

 

Je décidais que cette rencontre se terminait parce que mon partenaire et moi sentions que les circonstances n’étaient pas réunies.

 

La deuxième personne ne compris pas ma question en premier lieu. Je me rendis compte qu’il était probablement chinois, avant de lui parler déjà. Il était assis sur un banc et fumait une clope, moi aussi du reste. Je fus contraint de lui faire comprendre ma question, mais comment ? La stratégie qui me vint était de lui représenter une situation de violence, ce fut inconscient, c’était le seul truc que j’avais trouvé. Par les mots, ami/ennemi, bataille, attaquer/défendre. Il fut très dur d’arriver à la compréhension mutuelle, mais nous sommes arriver à reconstruire et à reformuler la question pour qu’elle soient comprise par nous deux.

 

Il m’avait répondu je crois : je sépares les personnes (qui se battent)

Il devait ne pas avoir compris que l’un des belligérants devait être lui dans le sens de ma question mais ce n’est pas important.

A cause de ce hiatus  persistant je reformulais la question : il s’agissait maintenant d’un gouvernement qui opprimerait le peuple par le biais de l’armée.

Il répondit qu’il fallait séparer les deux parties, instaurer une communication afin de régler le problème, il me parla alors d’harmonie.

Une compère m’avait rejoint et reformula aussi les questions, au début j’eus l’impression que mon interlocuteur avait été perturbé par la venue subite d’une tiers personne, mais bien tôt il n’en tint plus compte.

Nous avions commencer à parler de lui, il était chinois, s’appelait P….., un nom français qu’il s’était choisi parce que le sien pose des difficulté pour se présenter ici. Il est étudiant en art plastique et fait des recherches sur l’art contemporain. Plus tard il a sorti un traducteur électronique français/chinois, aussi pour me montrer d’où il vient il avait dessiné sur un bout de papier une carte improvisée de la Chine. Il vient donc de la province du Sichuan. Nous avons échangé nos prénoms. D’autres nous ont rejoint et nous avons discuté de la signification des prénoms, le sien n’en avait pas. Et il nous dit que la moitié des prénoms chinois en on une. Nous avons parlé des minorités nationales, il me dit qu’il y en a cinquante-six.

Au bout d’un moment il m’avait dit qu’il compris mon initiative sans que je lui en touche un mot. Il me dit qu’il devait s’agir d’une enquête universitaire. Après que je lui demanda qu’est ce qu’il étudiais il me le demanda mais pas tout de suite. Il était resté dans un premier temps passif et quand il répondait à une de mes questions il me disais qu’il voulait bien répondre à d’autres. J’en trouvais environ six en tout.

 Puis maintenant à nouveau deux puisque les autres nous avaient laissé, nous avons échangé nos mails, il rentrerait en Chine demain.

En se quittant, il me dit qu’il avait été très content de me rencontrer et qu’il le serait tout autant de discuter à nouveau ou de s’échanger des courriéléctroniques*.

 

Je pense avoir été victime de mes préjugés, parce qu’en essayant de maîtriser la discussion j’avais orientée et pensé mes questions en ayant en tête que P…… était chinois. Aussi le peu de chose que je sais du monde chinois ont créé des points de compréhension entre nous, il me dit que je connaissais un peu la Chine, mais pourtant je n’y suis jamais allé et je ne connais pas de chinois.

Dans la seconde partie de la rencontre je me suis dégagé de ma question et la discussion pris une tournure plus spontanée même si P……. avait été très spontané et ouvert dès le départ.

 

La première personne, le mangeur d’entre-pain qui maîtrisait le français parfaitement ne s’est pas comporté comme les autres initiés. Mis à part que le premier mangeait, qu’est ce qui explique que le second qui fumait une clope sur un banc et qui ne parle que quelque mots appris sur le dictionnaire ai agit (plus que réagit) de et dans la rencontre.

 

D’autre part, la première personne qui a été abordée fut la première dans mon chant de vision. Car après que j’eusse décidé d’énoncer ma volonté aux copains et de commencer l’expérience, la précipitation m’y poussa.

Après avoir quitté la première personne, j’en cherchais une autre. Je vis des filles sur un banc, elles discutaient. Je ne me sentais pas de couper leur discussion, de commencer sur l’introduction qui me jetterait vers la conclusion. Pascal était la seul autre personne, je me dirigea donc vers lui, tout droit, mais sans que le regard ne trahisse ma venue, de manière à limiter la tension initiale.

Sans doute que le fait qu’il soit un homme, et l’autre option : deux filles avait suffit à préciser un choix sécuritaire. Le rapport d’égalité lié au genre  est-il un facteur qui détermine le choix de l’interlocuteur ?

La dérive dans un lieu connu et protégé (l’universtié) pose-t-elle un cadre dans la rencontre : P…… a compris qu’il s’agissait d’une pseudo enquête en rapport avec un travail d’étudiant.

 

 

 

*A-t-on le droit de faire des propositions si l’on ne maîtrise pas les règles et l’art de la langue ?

 

 

 

 

 

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