Errance deuxième séance, retranscription partielle

  • En réalisant une étude du déplacement d'une personne dans l'errance, il en émerge des zigzags.

  • Les nomades et les tziganes errent-ils vraiment ?

  • Errer, c'est aller sans but.

  • C'est beaucoup plus profond. On peut errer dans la pensée. Une personne peut être sédentaire et errer dans sa vie, dans sa tête.

  • L'errance et l'amour. Expérience intime.

  • L'errance peut être un moment de reconstruction. Se perdre pour se reconstruire, pour se retrouver.

  • Il y a une attente de l'autre dans l'amour, ce qui peut être de l'errance. Tu cèdes une partie de toi-même et c'est difficile.

    L'errance peut être un travail sur soi, ou avec son environnement.

  • Elle peut être une grande souffrance, à la suite d'une rupture ou de la perte d'un proche par exemple.

  • Mais on peut aussi errer à la rencontre de l'autre. Le désir est lié à l'errance.

  • Si l'on considère la vie comme un bateau qui navigue sur l'océan, l'errance est là, mais l'important est le désir de s'accrocher à la barre. L'errance c'est le désert. C'est attendre quelqu'un à un arrêt de bus. Et à ce moment, il y a l'espoir de rencontrer la personne que l'on attend.

  • L'errance, c'est la fin de l'amour.

  • C'est une incertitude. Il faut toujours que la pensée s'accroche à quelque chose. L'errance et la peur...

  • En quoi le croyant peut-il errer ? Avant Dieu, il y avait la mort et l'inconnu. La religion a récupéré l'amour, et en tant que l'amour c'est errer dans l'attente de l'autre, l'amour de Dieu est aussi de l'errance, de l'espoir, de l'attente.

  • Mais aimer Dieu et avoir Dieu dans sa vie, n'est-ce pas plutôt se protéger de toute errance ?

  • On a peur de l'errance, et la religion la refuse, mais elle peut être salutaire.

  • Il y a l'errance choisie et l'errance subie.

  • L'ermite est-il vraiment errant ? Non, parce qu'il a un but, et parce qu'il se positionne précisément par rapport aux autres.

  • L'errance peut-être vécue au milieu même de la norme, quand elle devient absurde, quand elle perd tout son sens.

  • L'errance peut être très créatrice, et régénératrice.

  • Le dictionnaire donne une définition de l'errance, mais elle y échappe, et est inclassable.

  • L'intrigue de l'errance.

  • Flâner dans un centre commercial ? Errer avec un porte-monnaie dans la poche ?

  • La rupture a un lien fort avec l'errance, le dépassement aussi.

  • La quête, trésor en tête, volontairement.

  • Perdre, se perdre, se donner, s'abandonner, errer...

  • L'errance est volatile.

  • En France, l'errant est menacé. Il y a une grande méfiance. Pire, il y a l'amour de voir l'autre souffrir.

  • Guy Debors : « je dirai ce que j'ai aimé, et tout le reste se révèlera et se fera comprendre ».

  • On cherche longtemps dans sa vie, pour une ou deux journées de bonheur.

  • On est toujours dans l'errance, mais on ne s'en rend pas compte tout le temps.

  • Le désir est lié à l'errance, d'un point de vue sensible, et poétique.

  • Dans le désir et dans l'errance, il y a quelque chose qui nous dépasse. Le désir est l'appel fort de quelque chose que l'on ne contrôle pas, et l'errance peut être l'expérience de cette relation avec ce qui nous dépasse, autant dans la sensation de l'appel que dans sa réalisation.

  • Désir et errance sont mouvements intérieurs, et vers l'extérieur.